CV et lettre de motivation - 2
09/05/2009
Suite au précédent billet dédié au rirekisho, voici une présentation du second document nécessaire lorsqu'on postule pour un emploi, le shokumukeirekisho. Vous allez voir que, contrairement à son ami, le format nous est ici très familier.
Littéralement, shokumukeirekisho (職務経歴書) peut être traduit par "historique des expériences professionnelles", ce qui est suffisamment clair : c'est comme notre CV, d'ailleurs il n'existe pas de format imposé et il n'y a pas non plus de contrainte d'écriture manuscrite ni de cases à remplir.
Mon shokumukeirekisho est agencé de manière assez classique avec exactement quatre sections que je vais présenter une par une. J'ai fait rapidement les images sous gimp et la mise en forme n'est donc pas très propre, en tout cas elle est différente, mais j'ai recopié exactement le même contenu.
Commençons par l'en-tête, très sobre puisque toutes les informations d'état civil ont déjà été indiquées dans le rirekisho :

Outre le nom, remarquez la présence de la date du jour.
La première section, 職務経歴 (chronologie) est très brève, elle liste les dates des différentes expériences professionnelles avec les postes occupés :

La section suivante, 詳細 (détail), est le coeur du document avec le descriptif des différentes expériences. Comme le format est libre, il était assez logique pour moi de faire une simple traduction (bien qu'elle n'eût rien de "simple" !) de mon CV. Pour exemple, voici ma première expérience qui remonte à l'année 2000 :

A côté des dates de début et fin, il est d'usage d'indiquer la durée correspondante entre parenthèses comme commodité, afin d'éviter au recruteur d'avoir à faire le calcul. Ensuite et dans l'ordre :
- poste occupé (職種), ici "développeur web". La taille de l'équipe figure également
- contenu (職務内容) : "encyclopédie en ligne", avec le détail des principales tâches en dessous
- environnement technique
Vous voyez qu'il n'y a rien d'extravagant dans ce format.
La section suivante recense les principales compétences, classées ici par catégorie (langages, technos web, bases de données etc.) :

Là encore, pas de spécificité locale.
Il reste une dernière section, vous l'avez peut-être deviné...c'est la lettre de motivation ! En effet au Japon, il ne s'agit pas d'un document à part mais d'une sous-section du shokumukeirekisho. Un détail toutefois : en France, il est courant d'adopter la structure "vous-moi-nous", mais au Japon ça semble se limiter plutôt à "moi-nous" :

Je ne traduis pas, mais voici les grandes lignes :
- les deux premiers paragraphes constituent le "moi", où je mets mes atouts en avant (capacités rapides d'adaptation à différents environnements, qualités de communication etc)
- le troisième paragraphe constitue le "nous" : ce que j'apporte et souhaite faire dans la société (gestion de projet, tout en continuant à développer mes compétences techniques etc)
- le quatrième paragraphe est particulier, j'y précise que, ma mère étant japonaise, je comprends bien les différences culturelles entre Français et Japonais et n'aurai donc pas de problème d'incompréhension avec mes futurs collègues. J'ai également mis une phrase optionnelle selon la société visée, où j'indique que mes compétences en français et anglais me permettent également de traiter avec des clients internationaux
- et une formule de politesse pour conclure
Catégorie : Travail
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